Interview incomplète de Daniel Tarnovski en 1975 dans les Cahiers du Cinéma

Qu’est-ce qui vous inspire ?

DT : Les gens. Leur capacité à donner le meilleur d’eux-mêmes, comme le pire. L’être humain a cette fascinante propension aux extrêmes.

 

Votre film Relik traîne une épouvantable réputation autant qu’il fascine. L’art se doit-il d’être sans limite ?

DT : J’en suis convaincu. Avec mon scénariste, Edwin Tok, nous avons la même vision de l’art. Il doit être total. J’exècre cette nouvelle mode de cinéma où tout est faux, où les acteurs sont remplacés par des doublures à la moindre pirouette. Regardez Les dents de la mer. Ce requin est d’un ridicule ! Le cinéma est cinéma-vérité. Il est une fenêtre sur nos âmes. Le savoir inversé.

 

[Partie manquante]

 

Avez-vous des projets en cours ?

DT : Relik nous a demandé trop d’énergie. J’ai besoin de repos. La suite reste une énigme.

Rare photographie de Daniel Tarnovski